Frise chronologique
XIIIe siècle
Origines carmélites
Origines carmélites
XIIIe siècle (≈ 1350)
Arrivée des Carmes et construction initiale.
1369
Reliques de Saint Thomas
Reliques de Saint Thomas
1369 (≈ 1369)
Accueil des reliques par Urbain V.
XVIe siècle
Confrérie Saint-Roch
Confrérie Saint-Roch
XVIe siècle (≈ 1650)
Siège d’une confrérie dévotionnelle.
1784-1786
Rénovation palladienne
Rénovation palladienne
1784-1786 (≈ 1785)
Réaménagement par Jean-Arnaud Raymond.
1979
Classement MH
Classement MH
1979 (≈ 1979)
Inscription aux monuments historiques.
Années 1980
Rachat par la FSSPX
Rachat par la FSSPX
Années 1980 (≈ 1980)
Retour au culte traditionnel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Bâtiment sur rue portant le n° 7, y compris la chambre de Saint-Dominique (ce bâtiment s'étendant depuis la Place du Parlement jusqu'à la limite de la façade Est de la chapelle et du mur Ouest de la courette intérieure) ; façade sur rue et toiture correspondante du bâtiment portant le n° 8 (cad. AB 466) : classement par arrêté du 12 février 1976 ; Ancienne chapelle des Réparatrices, dite de l'Inquisition, 7 place du Parlement (cad. AB 466) : classement par arrêté du 31 mars 1992
Personnages clés
| Urbain V - Pape (XIVe siècle) |
Confie les reliques de Saint Thomas. |
| Jean-Arnaud Raymond - Ingénieur-architecte |
Réaménage l’intérieur en style palladien. |
| Saint Thomas d’Aquin - Théologien (reliques) |
Reliques conservées depuis 1369. |
Origine et histoire
La chapelle Saint-Roch-du-Férétra, située place Saint-Roch à Toulouse, trouve ses origines au XIIIe siècle avec l’arrivée des Carmes dans la ville. En 1369, elle accueille les reliques de Saint Thomas d’Aquin, confiées par le pape Urbain V, marquant son importance religieuse dès le Moyen Âge. Le site aurait été bâti sur les vestiges d’un temple romain dédié à Jupiter Feretrius, réutilisés par les premiers chrétiens pour ériger une première chapelle. À cette époque, elle desservait une maladrerie (léproserie) installée en périphérie de Toulouse, conformément aux pratiques médiévales d’isolement des malades.
Au XVIe siècle, la chapelle devient le siège d’une confrérie dédiée à Saint-Roch, protecteur contre les épidémies, reflétant son rôle dans la dévotion populaire. L’édifice actuel, bien que remanié, conserve des éléments du XIIIe siècle, comme le mur occidental. Entre 1784 et 1786, l’ingénieur Jean-Arnaud Raymond et son frère, inspirés par l’architecture palladienne, entreprennent un réaménagement intérieur majeur : murs enduits de blanc, colonnes toscanes et corniche en briques rouges. Le clocher, détruit pendant la Révolution française, témoigne des bouleversements de cette période.
Au XIXe siècle, la chapelle passe entre les mains de particuliers et sert même d’entrepôt à charbon, avant d’être rachetée dans les années 1980 par la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X. Depuis, elle est redevenue un lieu de culte actif, célébrant quotidiennement la messe en latin selon le rite tridentin. Classée monument historique en 1979, elle incarne à la fois un patrimoine architectural hybride (romain, médiéval, classique) et une continuité liturgique rare. Son nom actuel, Notre-Dame du Férétra, rappelle son lien avec les traditions occitanes de pénitence et d’indulgences liées au Carême.