Chapelle Saint-Roch-du-Férétra de Toulouse en Haute-Garonne

Patrimoine classé Patrimoine religieux Chapelle baroque et classique

Chapelle Saint-Roch-du-Férétra de Toulouse

  • Place Saint-Roch
  • 31000 Toulouse
Chapelle Saint-Roch-du-Férétra de Toulouse
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Crédit photo : Didier Descouens - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une association

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1214
Don de la maison
1589
Fin de l'Inquisition
1648
Démolition de la salle des jugements
1775
Vente du couvent
1821
Passage aux missionnaires de France
1830
Cession aux Dames Réparatrices de Marie
1861
Début de la construction
1867
Changement d'architecte
1868
Achèvement des travaux
1872
Ouverture de la prison
1923
Dernière exécution publique
1948
Exécutions dans la cour
2003
Début du transfert
2009
Fermeture de la prison
2011
Protection partielle
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Bâtiment sur rue portant le n° 7, y compris la chambre de Saint-Dominique (ce bâtiment s'étendant depuis la Place du Parlement jusqu'à la limite de la façade Est de la chapelle et du mur Ouest de la courette intérieure) ; façade sur rue et toiture correspondante du bâtiment portant le n° 8 (cad. AB 466) : classement par arrêté du 12 février 1976 ; Ancienne chapelle des Réparatrices, dite de l'Inquisition, 7 place du Parlement (cad. AB 466) : classement par arrêté du 31 mars 1992

Personnages clés

Pierre Seila Donateur de la maison
Frère Balthazar Moncornet Peintre des peintures représentant la vie de Saint-Dominique
Jacques-Jean Esquié Architecte départemental ayant conçu la prison et commencé les travaux en 1861.
Edmond Chambert Architecte ayant repris et achevé les travaux de la prison en 1868.
André Malraux Écrivain et résistant ayant été détenu et s'étant évadé de la prison pendant la Seconde Guerre mondiale.

Origine et histoire de la Chapelle Saint-Roch-du-Férétra

L'ancienne prison Saint-Michel, située 18 bis Grande-rue Saint-Michel à Toulouse, a été conçue au XIXe siècle par l'architecte départemental Jacques-Jean Esquié. La construction a commencé en 1861 ; Esquié, inspiré par un plan en étoile venu de Philadelphie, a été destitué en 1867 et les travaux ont été achevés par Edmond Chambert en 1868. Bâtie pour accueillir environ 400 détenus, elle fut édifiée pour une somme de 800 000 francs. L'organisation intérieure repose sur une rotonde centrale d'où rayonnent cinq quartiers desservis par des galeries, répartis sur trois niveaux. L'accès unique se fait par un castelet d'entrée traité dans le goût néo‑médiéval, qui abritait l'administration et les logements de fonction et présente des tours crénelées et des meurtrières. Les élévations reprennent les matériaux et les modèles de l'architecture publique d'Esquié, mêlant références romanes et militaires à une austérité marquée et à un souci d'économie. Des techniques nouvelles pour l'époque, telles que l'emploi du fer, de la fonte et du zinc, ont été mises en œuvre. Conçue comme une « architecture parlante », l'implantation massive et l'iconographie castrale visaient à inspirer la crainte. Après la guerre franco‑prussienne, les locaux servirent d'hôpital avant d'accueillir des détenus à partir de 1872 ; un quartier avait été réservé aux femmes dès 1869. Au XXe siècle, la prison fut le théâtre d'exécutions publiques et de guillotinements, dont la dernière exécution publique toulousaine en 1923 et des exécutions dans la cour du castelet en 1948. Durant la Seconde Guerre mondiale, de nombreux résistants y furent détenus, condamnés et exécutés, et l'établissement est associé à la mémoire de la Résistance ; l'écrivain et résistant André Malraux y séjourna et s'en évada avant la libération de la ville. Au fil du temps la maison d'arrêt est devenue vétuste, insalubre et surpeuplée, ce qui a conduit à sa fermeture progressive et à la construction d'une maison d'arrêt moderne à Seysses. Le transfert des détenus vers Seysses a commencé en janvier 2003, 480 personnes ayant été conduites ce jour‑là, et les derniers transferts se sont achevés en 2009 ; le site a été utilisé pour la semi‑liberté jusqu'en 2008. L'ensemble couvre environ 19 400 m2, la rotonde et ses cinq branches représentant près de 15 000 m2, et comprend la cour d'honneur dite « cour des fusillés ». Si son aspect extérieur évoque un château fort médiéval, l'établissement disposait néanmoins, pour le XIXe siècle, de dispositifs modernes comme des systèmes de ventilation et de chauffage par conduits d'air chaud. Après sa fermeture, le devenir du bâtiment a suscité des débats : l'État a envisagé une vente, la municipalité a manifesté son intérêt et des associations ont demandé la protection et la réhabilitation du site. En 2011, le castelet d'entrée, la cour d'honneur et les bâtiments attenants ont été protégés au titre des monuments historiques, tandis que la protection de l'ensemble rotonde‑branches a fait l'objet de controverses. La rénovation de l'édifice délabré a été estimée très coûteuse et des négociations se sont poursuivies pour définir un projet de réhabilitation. Le site a par ailleurs fait l'objet de reportages photographiques et d'expositions documentant son architecture, son abandon et sa mémoire.

Liens externes